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Chaque année, le 22 avril, le Jour de la Terre agit comme une invitation à se reconnecter avec la nature. De nombreuses personnes choisissent de passer la journée à explorer les grands espaces, à planter un arbre ou à organiser un ramassage des déchets pour aider à prendre soin de leur communauté.

La première Journée de la Terre a été célébrée en 1970 pour sensibiliser les gens aux façons dont les combustibles fossiles polluaient notre air et notre eau. Emmenés par deux sénateurs, les Américains se sont rassemblés pour protester contre les impacts des déversements de pétrole, des déchets industriels et de la pollution routière sur l’environnement – et, par ricochet, sur leur propre santé.

L’attention portée à ces problèmes par la première Journée de la Terre a abouti à la création de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et a suscité une législation qui protège encore les communautés aujourd’hui.

 

Pour les personnes asthmatiques, la Journée de la Terre est un rappel particulièrement puissant de l’importance de prendre soin de l’environnement.

Une mauvaise qualité de l’air peut avoir des conséquences désastreuses pour les personnes asthmatiques. Des recherches menées en 2020 suggèrent que la pollution de l’air peut affecter le développement des poumons chez les jeunes enfants et contribuer à l’inflammation associée à l’asthme.

Comprendre comment les facteurs environnementaux – y compris la pollution et le changement climatique – affectent la santé, en particulier pour les personnes asthmatiques, est la première étape pour reprendre le contrôle de l’air que nous respirons.

 

Pourquoi la qualité de l’air est importante

Plus de 40 % des Français vivent dans des zones présentant des niveaux malsains de pollution et d’ozone ou de particules.

L’ozone est une forme réactive d’oxygène qui peut endommager vos poumons et vos voies respiratoires lorsqu’elle est inhalée. Le smog est composé principalement d’ozone et de particules – de minuscules particules qui peuvent pénétrer profondément dans les poumons et même entrer dans la circulation sanguine – ainsi que d’autres produits chimiques.

Les personnes asthmatiques sont particulièrement exposées à la pollution atmosphérique. Sur les quelque 12 millions d’Américains souffrant d’asthme, 5 millions – dont 1 millions d’enfants – vivent dans des zones qui présentaient des niveaux excessivement élevés d’au moins un type de polluant, selon le rapport de 2021.

Pour les personnes asthmatiques, la pollution atmosphérique peut aggraver les symptômes de l’asthme ou déclencher des crises d’asthme.

Une étude de 2021 a suggéré que l’exposition à des taux plus élevés de pollution atmosphérique était associée à une probabilité accrue d’avoir besoin de soins médicaux chez les enfants asthmatiques.

Chez les personnes asthmatiques, selon l’EPA, l’exposition au smog peut entraîner :

  • une détérioration de la fonction pulmonaire
  • une aggravation des problèmes respiratoires ou des crises d’asthme plus fréquentes
  • une augmentation de l’utilisation de médicaments ou de services médicaux

Les enfants exposés à la pollution atmosphérique peuvent également présenter un risque accru de développer de l’asthme. Une analyse a révélé qu’en Europe, des niveaux élevés de pollution atmosphérique étaient responsables de jusqu’à 11 % des cas d’asthme chez l’enfant, qui auraient pu être évités autrement.

 

Effets du changement climatique sur l’asthme

Le changement climatique présente de nombreux risques pour la qualité de notre air. Les températures plus chaudes peuvent contribuer à créer du smog, qui contribue à la pollution atmosphérique.

En outre, le temps plus chaud peut alimenter d’autres déclencheurs de l’asthme, en augmentant les niveaux d’allergènes.

La pollen est un déclencheur commun pour les personnes souffrant d’asthme allergique. Et une recherche de 2019 a révélé que des températures plus élevées augmentent la durée de la saison pollinique, ainsi que la quantité de pollen dans l’air.

Le temps plus chaud et plus sec résultant du changement climatique a également entraîné une augmentation des feux de forêt. Une étude de 2016 a déterminé que la superficie des terres détruites par les feux de forêt chaque année a plus que doublé depuis 1984 en raison du changement climatique.

Une étude plus ancienne de 2002 a suggéré que l’exposition aux particules contenues dans la fumée des feux de forêt a plus que doublé la probabilité d’hospitalisation des personnes asthmatiques.

Donc, que ce soit par l’augmentation de la pollution ou du pollen, le réchauffement des températures présente un risque important pour les personnes asthmatiques. Une étude de 2020 a révélé que chaque augmentation de 1°C de la température entraînait une augmentation de 3,25 % du taux d’hospitalisations liées à l’asthme chez les adultes ce jour-là.

Les inondations et les ouragans peuvent endommager les maisons et les bâtiments, ce qui peut entraîner le rejet de débris dans l’air. Les événements météorologiques extrêmes peuvent augmenter la probabilité d’exposition à :

  • du moisi
  • des produits chimiques toxiques
  • des débris particulaires